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vendredi 30 octobre 2015

Près d’un enfant sur dix de moins de 2 ans s’endort avec des écouteurs

La vraie surprise est venue des enfants de moins de 2 ans qui, selon leurs parents, seraient 15 % à utiliser des casques et des écouteurs et à s’endormir avec eux lors de longs trajets en voiture (71 % de ceux qui les utilisent), mais également dans leur lit (61 %), soit 9 % de l’ensemble des enfants de moins de 2 ans étudiés.
FILIP PUT/CC BY 2.0

Casque audio et écouteurs remplacent la berceuse pour près de 10 % des enfants de moins de 2 ans. C’est ce qu’une enquête commandée à l’institut Ipsos par l’association La semaine du son et publiée jeudi 29 octobre révèle. Et ce constat consterne pédiatres et médecins ORL.

Selon l’enquête, réalisée auprès de 1 500 personnes dont 500 parents d’enfants de 0 à 6 ans, 511 enfants de 7 à 12 ans et 502 adolescents âgés de 13 à 19 ans, 21 % des moins de 6 ans utilisent des casques et des écouteurs, contre 95 % chez les adolescents et 74 % chez les 7 à 12 ans.
La vraie surprise est venue des enfants de moins de 2 ans qui, selon leurs parents, seraient 15 % à utiliser des casques et des écouteurs. Parmi ces enfants qui utilisent des casques, 71 % s’endorment avec eux lors de longs trajets en voiture, et 61 % dans leur lit. Soit 9 % de l’ensemble des enfants de moins de 2 ans étudiés.
La durée moyenne d’écoute avec un casque et/ou des écouteurs a de quoi surprendre également, elle a été établie à une demi-heure par jour et en continu pour les enfants jusqu’à 6 ans.
« Nous sommes très inquiets de voir que la berceuse est remplacée par le casque », commente Jean-Louis Horvilleur, un audioprothésiste qui a coordonné l’enquête avec notamment le soutien de la Direction générale de la santé (DGS).
« C’est consternant », résume le docteur Jean-Michel Klein, président du Syndicat national des médecins ORL, qui redoute les conséquences sur l’audition à long terme de ces enfants « incapables de dire si le son est trop fort ».« On va en faire des sourds à 30 ans », ajoute-t-il.
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lundi 26 octobre 2015

Le nouveau visage de Clichy-sous-Bois

Des immeubles d'appartements neufs, rue Emile Zola, à Clichy-sous-Bois, en mai 2014.Des immeubles d'appartements neufs, rue Emile Zola, à Clichy-sous-Bois, en mai 2014. ALAIN JOCARD / AFP
Clichy-sous-Bois sort enfin la tête de l’eau. Cette ville de Seine-Saint-Denis, d’où sont parties les émeutes de 2005, s’enfonçait alors avec sa voisine Montfermeil dans la relégation et la ségrégation.
Dix ans plus tard, elle semble enfin pouvoir connaître un début de normalité. La rénovation urbaine, prévue dès 2004, est passée par là. En dix ans, le visage de cette banlieue s’est métamorphosé, avec un centre-ville entièrement renouvelé, de petits immeubles pimpants, un centre social tout neuf, un collège et deux écoles tout juste sortis de terre, cinq nouveaux squares… Une maison de santé et un centre aquatique viennent d’ouvrir. Les services publics sont revenus. Un commissariat a été livré et une agence de Pôle emploi a vu le jour.
Les politiques avaient aussi promis que la tour Utrillo laisserait place à une « villa Médicis » de banlieue, mais elle est restée dans les cartons. Il n’empêche : quelque 600 millions d’euros ont été investis par l’Etat et les bailleurs pour redonner un peu de vie à une ville qui se mourait.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/banlieues/article/2015/10/26/dix-ans-apres-les-emeutes-le-nouveau-visage-de-clichy-sous-bois_4796713_1653530.html#TJL2rf0iuhczGEhi.99

mardi 20 octobre 2015

En Angola, la grève de la faim d’un rappeur accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat


Luaty Beirao, 33 ans, est une figure du rap angolais et un militant des droits de l’homme. Arrêté le 20 juin dernier avec 14 jeunes opposants accusés de rébellion et d’attentat contre le chef de l’Etat, il poursuit une grève de la faim depuis 23 jours. Sa famille le dit déterminé, mais s’inquiète pour son état de santé.
La femme de Luaty Beirao le décrit comme lucide, mais dans un état de grande faiblesse. Il n’est plus en mesure de boire et a dû être mis sous perfusion. Monica Almeida demande sa libération immédiate : « J’ai peur parce qu’on assiste clairement à un bras de fer. C’est un jeu pour voir qui est le plus fort. Les autorités doivent assumer leurs actes et respecter ce qui est écrit dans la Constitution, c'est-à-dire le relâcher et le mettre en liberté conditionnelle pour qu’il attende le jugement à la maison. »
Si le jeune militant refuse de s’alimenter, c’est pour protester contre sa détention préventive qui, depuis 23 jours, a dépassé la durée maximale autorisée par la loi. Un mouvement de solidarité, soutenu par Amnesty International, a organisé une veillée avant-hier à Luanda. Une centaine de personnes qui se sont dispersées d’elles-mêmes face à un impressionnant dispositif policier relate un député de l’UNITA, le principal parti d’opposition, présent sur les lieux.
Source: RFI - les voix du monde

La Norvège veut fermer la route du Grand Nord aux Syriens passés par la Russie

Des bicyclettes abandonnées au poste frontière norvégien de Storskog en octobre par des Syriens désireux de regagner l'Europe.

Des bicyclettes abandonnées au poste frontière norvégien de Storskog en octobre par des Syriens désireux de regagner l'Europe. NTB SCANPIX / REUTERS

Environ 1 600 demandeurs d’asile, selon la police, ont gagné la Norvège et l’espace Schengen depuis le début de l’année en passant par l’Arctique et en traversant sa frontière avec la Russie. Parmi eux, de nombreux Syriens qui préfèrent affronter le froid et la neige plutôt qu’une périlleuse traversée en Méditerranée ou la longue marche dans les Balkans, où les frontières sont le plus souvent fermées.

La plupart des Syriens empruntant la route du Grand Nord prennent l’avion entre Beyrouth et Moscou avec un visa de transit russe, puis vont jusqu’à Mourmansk, dans le nord-ouest du pays, avant de gagner la frontière, qu’ils franchissent à vélo. Car la Russie interdit de le faire à pied.
C’est pour cela que le poste-frontière norvégien de Storskog voit s’accumuler les bicyclettes abandonnées dès le passage de la frontière.
La Norvège, pays le moins densément peuplé d’Europe, dit s’attendre à recevoirjusqu’à 25 000 demandeurs d’asile en 2015, la plupart passant par la Suède. Elle s’agace que la Russie laisse les migrants accéder aisément à sa frontière alors que le flux vers la Finlande voisine est moindre.
La Norvège a donc annoncé, mardi 20 novembre, qu’elle va commencer à refouler vers la Russie les demandeurs d’asile ayant un titre de séjour dans ce pays. Les Norvégiens estiment que parmi l’ensemble des demandeurs d’asile qui arrivent sur leur territoire, entre 20 et 30 % disposaient d’un titre de séjour légal russe en cours de validité.

Canada : Justin Trudeau, un nouveau premier ministre à l’ascension éclair

Ayant remporté la majorité absolue des sièges de députés à la Chambre des communes, Justin Trudeau formera le prochain gouvernement canadien, mettant fin à plus de neuf années de domination des conservateurs de Stephen Harper.

Justin Trudeau savait que la tâche de rebâtir le Parti libéral du Canada (PLC, centre) et de le conduire à la victoire le 19 octobre ne serait pas facile. Dès 2012, il l’exprimait ainsi : « J’ai compris que nous aurions à attirer des passagers, à construire le train pendant qu’il roule, sans oublier de poser les rails. » La métaphore résume bien aujourd’hui l’ascension de ce jeune loup de la politique canadienne qui a remis son parti en marche, le menant à 43 ans à sa gare de destination : Ottawa, siège du gouvernement fédéral. Ayant remporté la majorité absolue des sièges de députés à la Chambre des communes, Justin Trudeau formera le prochain gouvernement canadien, mettant fin à plus de neuf années de domination des conservateurs (PCC) de Stephen Harper.
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dimanche 18 octobre 2015

Esplanade des Mosquées : Israël reproche à la France d’être du côté du « terrorisme »

Des policiers israéliens devant une entrée qui mène à l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem.
Des policiers israéliens devant une entrée qui mène à l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem. RONEN ZVULUN / REUTERS

Le ton monte entre la France et Israël. L’Etat hébreu a accusé Paris de « récompenser le terrorisme » dimanche 18 octobre, après que la France a annoncé son intention de proposer au Conseil de sécurité des Nations unies une déclaration en faveur d’une présence internationale sur la très sensible esplanade des Mosquées à Jérusalem.

« En reprenant à son compte les fausses accusations lancées par les dirigeants palestiniens sur le changement du statu quo sur le mont du Temple [le nom donné par les juifs à l’esplanade des Mosquées], le texte proposé par la France récompense le terrorisme que les Palestiniens ont initié », a affirmé dans un communiqué le ministère israélien des affaires étrangères, qui reproche à la France de rester silencieuse « sur les causes réelles de la vague d’attaques au couteau perpétrées par des Palestiniens, à savoir les incitations à la violence contre Israël et son peuple ».

Stromae clôt sa tournée africaine au Rwanda, son pays d’origine

Stromae, le 13 mai à Dakar.Le chanteur belge d’origine rwandaise Stromae clôt sa tournée africaine par un concert au Rwanda hautement symbolique, le père de l’auteur de Papaoutai ayant été assassiné pendant le génocide de 1994. Le spectacle est d’autant plus attendu que l’artiste avait dû annuler en juin les deux derniers concerts de sa première tournée en Afrique, prévus en République démocratique du Congo et au Rwanda, pour raisons de santé.

Lors d’une conférence de presse, le chanteur, de son vrai nom Paul Van Haver, s’est dit « ravi » d’être à Kigali, la capitale rwandaise :

« Je suis évidemment ravi d’être là, surtout avec les problèmes de santé que j’ai eus et l’annulation qu’on a dû faire. Mais je suis super heureux d’être là et ça me fait bizarre de voir des têtes qui me ressemblent, enfin auxquelles je ressemble. C’est un sentiment agréable, mais particulier. C’est un peu le destin qui fait que l’on termine la tournée ici à Kigali et je suis vraiment ravi de ça. C’était quand même important de venir dans mon pays d'origine.» 
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vendredi 16 octobre 2015

Le parti d’Aung San Suu Kyi favori pour les législatives


crédit photo : Thierry Falise        

Aung San Suu Kyi, le symbole birman

Aung San Suu Kyi est la fille du Général Aung San, le leader de l’indépendance birmane.  Aung San Suu Kyi a à peine le temps de connaître son père, qui est assassiné par des ennemis de l’opposition seulement deux ans après sa naissance. Sa mère continue de porter l’héritage politique de son mari et s’engage de plus en plus, elle devient même ambassadrice de la Birmanie en Inde. Après des études en Birmanie puis en Inde, Suu Kyi déménage à Oxford, où elle suit de brillantes études supérieures de philosophie, de politique et d’économie. Ses études lui ouvrent la porte des Nations Unies, à New York, où elle travaille pendant trois ans.
 En 1991, forte de sa reconnaissance internationale et de son Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi continue le combat et participe à la fondation de la Ligue Nationale pour la Démocratie. Sous la pression de plus en plus virulente, la junte organise des élections que, Aung San Suu Kyi, alors à la tête du mouvement,  gagne très largement.  Mais… cela ne pouvait pas finir si simplement. La Junte annule les résultats de l’élection et place Suu Kyi en détention surveillée. Elle ne peut plus quitter son domicile pendant 5 ans. Pendant cette période, son mari est diagnostiqué d’un cancer mais, malgré les pressions internationales, le gouvernement birman ne lui accorde pas de visa de visite. Les deux époux ne pourront plus jamais se voir, jusqu’à la mort de M. Aris… Si Aung San Suu Kyi quitte le territoire birman, elle ne pourra jamais y revenir. Elle est libérée en 1995 mais ré-emprisonnée plusieurs fois en maison d’arrêt. Aung San Suu Kyi est replacée chez elle en 2005. Durant son enfermement elle bénéficie d'un important soutien international dont celui de neuf lauréats du prix Nobel. Elle est libérée le 13 novembre 2010, puis est élue députée le 1er avril 2012, lors d'élections partielles remportées par son parti.Elle est surnommée « le Papillon de fer » par ses partisans, et « la Dame de Rangoon » par les médias internationaux.

A Rangoun, le 13 octobre.
Semaine politique agitée en Birmanie : alors qu’est lancée la campagne électorale en vue des élections générales du 8 novembre, une suggestion des autorités a failli tout remettre en question. Mardi 13 octobre, la commission électorale avait émis l’idée que, en raison des inondations qui ont affecté cet été une grande partie du pays, la date du scrutin soit reportée.
Mais devant la levée de boucliers des partis de l’opposition, surtout de la Ligue nationale pour la démocratie (NDL), la formation de l’opposante et Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, le pouvoir a dû faire machine arrière : les élections se dérouleront à la date prévue.
Depuis le premier coup d’Etat militaire du général Ne Win, en 1962, seules deux élections ont eu lieu. Une réalité qui souligne l’importance du scrutin à venir, qualifié de plus « libre » depuis un quart de siècle.

Journée sous haute tension en Cisjordanie et à Gaza

Un Palestinien, qui se faisait passer pour un journaliste, a été abattu après avoir poignardé et sérieusement blessé un soldat israélien en Cisjordanie occupée.

La journée de vendredi 16 octobre a été marquée par une nouvelle flambée de violences avec l’attaque, dès l’aube, du tombeau de Joseph, site sacré du judaïsme, et de nouveaux heurts entre Palestiniens et soldats israéliens, alors que des groupes palestiniens ont appelé à un « vendredi de la révolution » en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

La Cisjordanie occupée et Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville, annexée et occupée par Israël, sont en proie depuis le 1er octobre à des violences qui ont réveillé le spectre d’une nouvelle intifada. La bande de Gaza a été entraînée dans la spirale le 9 octobre.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/10/16/appels-a-manifester-en-cisjordanie-et-a-gaza_4790712_3218.html#DefycQXyXFom6lZG.99

mardi 13 octobre 2015

Quatre graphiques qui démentent des idées reçues sur l’immigration

Manifestation contre la mairie de Béziers, le 19 septembre.
Manifestation contre la mairie de Béziers, le 19 septembre. PASCAL GUYOT / AFP
L’Insee a livré, mardi 13 octobre, une étude sur les flux migratoires entre 2006 et 2013. Et elle bat en brèche un grand nombre de clichés qui peuplent le débat, récurrent, sur l’immigration en France. En voici quelques-uns :


1. Non, le solde migratoire n’a pas « explosé » depuis dix ans, il a diminué


33 000
C’est le solde migratoire net en 2013 en France, soit la différence entre entrées sur le territoire (immigration) et sorties. Il est trois fois moins élevé qu’en 2006 (+112 000 personnes).
Si on regarde l’évolution, on constate une mobilité accrue : les deux chiffres des entrées et des sorties ont augmenté depuis 2006, le premier ralentissant sa progression quand le second l’accélère.

Solde migratoire de 2006 à 2013
Entrées (immigration) et sorties (expatriation) du territoire, et solde net
050100150200250300350milliers de personnesEntréesSortiesSolde20062007200820092010201120122013
2010
 Sorties: 268 000 personnes

2. Non, les immigrés ne « remplacent » pas les Français


16%


C’est la contribution de l’immigration à l’augmentation de la population : entre 2006 et 2014, la France a gagné 2,6 millions d’habitants. Sur ce total, le solde migratoire contribue à hauteur de 400 000 personnes. Ramené en pourcentage, on comptait 8,13 % d’immigrés nés à l’étranger en 2006, on en compte désormais 8,92 %. Les Français nés en France représentaient 89,07 % de la population en 2006, 88,42 % l’an dernier.
TOUT SAVOIR

lundi 12 octobre 2015

Qui sont les lauréats de la saison 2015 des Nobel ?


Le prix Nobel d’économie décerné aujourd'hui à Angus Deaton a mis fin à une semaine de prix qui ont récompensé la médecine, la chimie, la physique, la littérature et la paix.
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dimanche 11 octobre 2015

L’attentat d’Ankara commis très probablement par deux kamikazes

Sur les lieux de l'explosion qui s'est produite à Ankara samedi 10 octobre.Une double explosion s’est produite samedi matin à un carrefour du centre d’Ankara, la capitale turque, faisant au moins 95 morts et 246 blessés. Selon le gouvernement islamo-conservateur turc, qui a décidé de décréter trois jours de deuil national, cet attentat a été « perpétré par deux kamikazes ».Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a réagi à la mi-journée en condamnant« fermement cette attaque haineuse contre notre unité et la paix de notre pays ». Une enquête est en cours pour déterminer s’il s’agit là d’un attentat suicide.La double explosion s’est produite dans le quartier central de Ulus, devant la gare, un lieu particulièrement animé de la capitale turque, d’ordinaire sous bonne garde, et où un cortège de manifestants se préparait samedi matin à entamer une marche contre la reprise des violences entre les forces de sécurité turques et les séparatistes kurdes dans le sud-est du pays.Quelques minutes avant le départ du cortège, une bombe a explosé sur le lieu où les militants du HDP étaient rassemblés. Une seconde déflagration s’est faitentendre un peu plus tard à une cinquantaine de mètres à peine de la première.

lundi 5 octobre 2015

Syrie : l’EI a détruit l’arc de triomphe de Palmyre

L'arc de Palmyre, photographié en juin 2010.
L'arc de Palmyre, photographié en juin 2010. AFP

L’organisation djihadiste Etat islamique (EI) a fait exploser, dimanche 4 octobre, l’arc de triomphe de Palmyre, a confirmé lundi le chef des antiquités de Syrie, Mamoum Abdelkarim. L’EI « avait piégé il y a quelques semaines » ce monument situé à l’entrée de la colonnade du site, a-t-il précisé. En août, le groupe, qui sait ménager ses effets de communication, avait déjà détruit à l’explosif les temples de Bêl et Baalshamin, joyaux de cette ville phare de l’empire romain, classée au patrimoine mondial de l’humanité. Il avait laissé la nouvelle se répandre, puis diffusé communiqués et images.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH, basé à Londres et qui dispose d’un large réseau d’informateurs), et un militant local, Mohammad Al-Homsi, cité par l’Agence France presse, avaient annoncé la destruction de l’arc dès dimanche, sans préciser la date à laquelle elle avait eu lieu.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/archeologie/article/2015/10/05/syrie-l-ei-aurait-detruit-l-arc-de-triomphe-de-palmyre_4782308_1650751.html#H9Xd1c5rk2rHLzyI.99

dimanche 4 octobre 2015

Des crues dans les Alpes-Maritimes font plusieurs morts



Les pluies torrentielles ont emporté les voitures dans les rues de Cannes.

Le président, François Hollande, et le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, se rendent sur les lieux des inondations meurtrières dans le sud-est de la France, a annoncé, dimanche 4 octobre, Manuel Valls. Un bilan provisoire de la préfecture des Alpes-Maritimes fait état d’au moins seize morts après les très violents orages qui se sont abattus samedi soir sur le département. Trois personnes sont portées disparues.

Scène de désolation après les intempéries, à Biot, le 4 octobre.
Les relevés de Météo France sont impressionnants : entre 19 heures et 22 heures, 180 mm d’eau sont tombés à Cannes, 159 mm à Mandelieu-la-Napoule, et 100 mm à Valbonne (près de Biot). Les eaux se sont engouffrées avec violence dans les rues en emportant parfois des voitures et provoquant de nombreux dégâts.
En deux jours, la zone littorale aura reçu l’équivalent en pluie d’un mois d’octobre moyen, soit 10 % des précipitations annuelles, a calculé la mairie de Nice.